AVERTISSEMENT
Les textes et
images présentés dans ces pages
n'ont pour unique objectif que la valorisation du difficile
et souvent dangereux travail des sapeurs-pompiers.
Ces textes et images ne peuvent être reproduits
sous aucune forme que ce soit sans l'accord de leur auteur.
Si ces informations devaient, de façon INVOLONTAIRE et FORTUITE,
porter atteinte au respect de la vie privée ou gêner un quelconque
organisme publique ou privé elles seraient immédiatement supprimées
sur simple demande écrite.
C'était
une des plus belles bâtisses...
Nous
sommes le dimanche 17 septembre 2000, il est 22 heures...
Comme toute intervention, celle-ci commence par une sonnerie
stridente, celle de nos appels sélectifs qui "bipent" pour feu.
Le CODIS est rapidement contacté par fil : "Feu d'établissement
industriel
à Châtenois - Il semblerait que ce soit déjà important !
Faites nous rapidement un premier bilan !"
Le verdict ne
tarde pas à tomber :
Le feu est généralisé et s'attaque à une maison d'habitation,
accolée à une vieille usine servant de stockage qui est aussi la proie
des flammes. Des renforts sont immédiatement demandés :
Le CSP Sélestat, les CS de Sundhouse et de Villé ainsi
que le CPI Scherwiller sont engagés.

Les bâtiments en bois sont
un aliment de choix pour le feu
Le choix des points d'attaque est délicat du fait de l'étendue
du feu (2500m²). Néanmoins, 2 premières LDV sont établies : L'une ayant
pour mission de protéger une première dépendance, l'autre étant
rapidement tirée à l'intérieure d'une grange où le feu commençait
à se propager. Ces deux bâtiments seront finalement préservés.
De même, 4 bergers allemands sont mis en sécurité,
leur enclos étant exposé au feu.

La maison d'habitation n'est
plus qu'un énorme brasier...
La montée
en puissance débouche sur un effectif total de
98 pompiers. Une petite partie de la maison d'habitation
a également été soutirée au feu mais les risques encourus
par le personnel étaient importants, l'imposante charpente
menaçant de s'effondrer à tous moments.
Le PC (PC5) a été activé à 22h30.
les principaux messages issus de sa main-courante furent :
|
Groupe
Horaire |
Contenu |
| 22h46 |
EDF
sur les lieux |
| 22h50 |
FPT
Ebersheim sur les lieux |
| 22h52 |
Bilan
hydraulique: 4 LDV - 2 GL - 6 PL |
| 23h00 |
Bilan
de situation de Lancelot 67 :
"Feu circonscrit"
Bâtiment principal totalement détruit
2 Bâtiments annexes préservés
Explosion de la cuve de fuel |
| 23h26 |
Bilan
des moyens humain engagés :
8 Officiers
12 Sous-officiers
78 Hommes du rang |
| 23h32 |
Mise
en oeuvre d'une lance-canon 1000L |
| 23h48 |
Les
FPT Sundhouse et Ebersheim quittent les lieux |
| 23h56 |
"Maîtres
du feu" |
| 01h04 |
VTU
Villé quitte les lieux |
| 01h08 |
EPA
30 Sélestat et FPT Villé quittent les lieux |
| 01h19 |
Merlin
+ VLTT + MPR Villé quittent les lieux,
"Cellule Plateau" Sélestat se présente sur le lieux |
| 01h30 |
Restent
sur les lieux :
Tous les moyens de Châtenois, le CCF2000 Sélestat ainsi que le FPT
Scherwiller soit 20 hommes |
| 01h35 |
"Feu
éteint" |
| 01h45 |
Désactivation
du PC Châtenois |
|
Les
éléments défavorables se sont additionnés sur cette intervention :
Le couple
de personnes âgées occupant la maison ne s'est aperçu que très tard
de l'incendie. Le téléphone ayant été coupé par le feu ils ont du
parcourir plus de 500m à pied pour donner l'alerte !
Les
locaux étaient principalement en bois et les hangars abritaient
notamment le stock d'une société qui commercialise des produits de
graissage et de lubrification. La chaleur dégagée était très
importante. Les
points d'eau peu nombreux ont conduit à la mise en aspiration d'une
MPGP pour alimenter les 1000m de tuyaux de 110 posés par le DA de
Sélestat. |

Au premier plan, la
silhouette de la
grange qui a été sauvée. |
Cet ensemble de
bâtiments, plus connu sous le nom de
"Moulin Winter" datait en partie de 1732. Le terme "moulin"
lui vient de sa roue à aube qui fonctionnait grâce
au débit d'un très petit cours d'eau.

Une partie irremplaçable du patrimoine de notre
commune a disparu à jamais...

Ce sinistre tas de ferraille regroupe les carcasses calcinés
de la dizaine de véhicules qui étaient entreposés au moulin.
Parmis elles, la juvaquatre (ci-dessous) de l'association
"les Vieilles Soupapes du Ried". Cet ancêtre avait été
entièrement restauré... navrant !

