La photo "pompiers"
Textes et images :
Gérard STURNY / Christian HARTMANN (Ancien Photographe à l'UDSP 67)
Article revu en 2008 pour y intégrer les évolutions technologiques
Nous vivons dans un monde de
communication et nous
le constatons chaque jour avec l'avènement de nouvelles
technologies (Multimédia, Photo numérique...).

Dans ce monde
vous êtes de plus en plus nombreux à
vouloir immortaliser les grands moments vécus avec
les sapeurs-pompiers.
Ce dossier a pour but de vous présenter, d'une part le
matériel utile pour bien photographier mais aussi de vous donner
des conseils quant aux techniques à mettre en oeuvre
pour réaliser l'image dont vous rêvez... A vos appareils .
ATTENTION (Note rajoutée début
2008)
De plus en plus de SDIS interdisent la photo en intervention
depuis que la fonction "appareil photo" s'est généralisée sur les protables.
Comme toujours il y a eu des abus... Soyez en règle avec le service !
Le matériel
La photo argentique.
C'est la photo traditionnelle, généralement au format 24x36.
On la dit
moribonde, tuée par les nouvelles technologies... il n'en est rien
!
La photo de Grand Mère résiste. Les appareils utilisant cette
technique sont le plus souvent des "compacts" ou des "reflex".
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Les compacts 24x36
Petits, perfectionnés,
avec des
objectifs allant du grand-angle
au télé (35-105), ils savent se
faire oublier au fond d'une poche
et offrent donc un intérêt certain.
Le photographe n'est pas gêné
par un matériel encombrant.
Désavantage : Les optiques
peu
lumineuses dont ils sont dotés
et leur mode de visé peu précis
montrent vite leurs limites.
De plus, leur fonctionnement ne
permet presque aucune créativité. |
Les reflex
24x36
Pour quelques centaines d'euros de plus, vous pouvez
entrer dans le monde des "Reflex" qui offre un système évolutif, des
optiques variées et un cadrage précis.
Ces appareils emportent
la préférence de l'auteur qui en est largement équipé.
Désavantage : Un encombrement
plus important qui nécessite un sac de transport dès que l'on
s'équipe d'un flash ou d'un
second objectif. |
De nombreuses évolutions
ont tenté de faire oublier le format 24x36,
mais aucune ne s'est réellement imposée. La dernière
tentative en date
reste l'APS (Advanced Photo System). Il permet entre autre de produire
des images en 3 formats : 24x36 - 16/9 et panoramique.
L'intérêt est réduit et on peut aujourd'hui considérer que ce format
ne pourra s'imposer que dans la gamme "Compacts".

La photo numérique.
La nouvelle technologie qui monte... qui monte...
Ici, pas de films, pas de développement, mais des cartes mémoires
sur lesquelles sont numérisées les images.
D'abord réservée aux professionnels, la photo numérique
s'adresse à présent à Monsieur "Tout le Monde".
Pourtant, comme tout produit "grand public", le meilleur
et le pire se côtoient et les déceptions sont grandes
si le choix n'est pas fait avec discernement.

Une fois vos
prises de vue effectuées,
il convient
de les transférer vers l'ordinateur.
Prévoyez
cependant un système de sauvegarde tel un
graveur de CD-ROM. En effet, une défaillance de votre
disque dur peut entraîner la perte totale de vos images.
Sachez enfin que
la résolution maximale de l'appareil est
un critère très important et que le minimum acceptable est
de 1024 x 768 pixels si vous souhaitez imprimer vos images.
Avantages
Pas de
développement, les images sont disponibles très
rapidement.
Tous les modèles proposent
un écran
de contrôle, vous pouvez alors
immédiatement supprimer les
clichés ratés et refaire votre
photo.
Certains modèles
permettent
l'enregistrement de séquences
sonores et même de
séquences vidéo. La
plus part des modèles offrent
la possibilité de visualiser les
photos sur un téléviseur. Certains
appareils offrent une fonction "webcam" qui vous
permet de l'utiliser sur
Internet. |
Inconvénients
Le prix d'un
modèle de bonne
facture se situe aux alentours de
300,- €. Si vous souhaitez vous
équiper en matériel High-tech
prévoyez 900,- € (mais vous
ne serez pas déçus !)
Si le modèle ne
propose pas de
batteries rechargeables, prévoyez
un sacré budget "piles".
Pour des tirages
"papiers" une
très bonne imprimante sera de
rigueur et du papier spécial
s'impose.
Bourrés
d'électronique, ces
appareils sont très sensibles aux
conditions d'utilisation. Si vous souhaitez vous mettre à l'abris des surprises,
il existe des modèles "durcis" ou "tropicalisés". |
Les pellicules
La Dia
La diapositive c'est super ! Finesse (grain faible), couleurs
saturées, facilité de classement et, pour les pros, souplesse
lors de la gravure de magazines.
Mais attention !
La dia, est peu tolérante aux erreurs
d'exposition ! Celles-ci se soldent toujours par une dia perdue.
Enfin, La diapositive est destinée aux possesseurs de
reflex dont la mesure des lumières est plus pointue
que celle des compacts
N'oubliez pas que
s'il existe aujourd'hui des films à diapositives
que l'on peut exposer jusqu'à 1000 ASA, la meilleure, la référence
reste la 100 !
Le
film négatif
Autrefois décriés pour leur grain (leur peu de finesse), les
négatifs reviennent aujourd'hui à la mode chez les pros et
ce n'est pas pour rien !
Les progrès réalisés ont permis de concevoir des émulsions
rapides (800 ASA) aussi fines que les 200 d'il y a quelques
années. Plus fort encore, un célèbre fabriquant annonce
un 4000 ASA proche d'un 400 au niveau de la finesse !
Ces films rapides
font le bonheur des photographes
de presse en leur permettant d'opérer par faible lumière
tout en conservant l'ambiance, le flash étant alors utilisé
comme un complément et non comme une source
de lumière principale.
Le
film noir & blanc
Il revient à la mode lui aussi. L'absence de couleurs
amène l'œil directement à l'essentiel, au sujet.
A essayer et à approuver ! En 400 ASA mais aussi
en 3200 pour opérer sans flash, dans la pénombre.
La technique
La photo par faible
lumière
Quand on photographie les sapeurs-pompiers, les excuses
du genre "Il ne faisait pas beau" ne vous seront d'aucun secours.
Les
scènes les plus intéressantes se déroulent souvent par
faible lumière. C'est dans ces situations que les compacts montrent
leurs limites car leur flash devient tout de suite une lumière principale.
Solution : Un reflex avec un objectif lumineux (un 50/1,8 ne coûte que
150,- € !) et une pellicule sensible. Oubliez le mode automatique et placez
votre appareil en mode "priorité au diaphragme" en réglant
sur l'ouverture la plus grande (C'est à dire la valeur la plus
petite - exemple : Un 28/80 3,5-4,5 sera le plus ouvert en
position 28mm avec un diaphragme de 3,5)
Vos
photos auront ainsi conservé l'ambiance du moment de
la prise de vue. C'est bien mieux qu'une image avec un avant-plan
surexposé par le flash et un arrière-plan 100% noir.
La photo de nuit.
On est ici dans une situation de très faible lumière.
Pour obtenir une image riche, la pose sera souvent longue
(plusieurs secondes). Sachant qu'il est impossible de tenir
l'appareil à main levée le pied s'impose. Dans certaines situations
il devient lourd et encombrant. Rabattez-vous sur la technique
précédente et sachez alors exploiter au mieux les moyens
d'éclairage mis en oeuvre par vos collègues. Vous devriez pouvoir
descendre au 1/30ème de seconde voir à la seconde.
Un coup de flash vous permet alors de figer le 1er plan.
La déontologie
Le photographe
Immortaliser l'action des sapeurs-pompiers c'est bien.
Souvent, au retour d'intervention, la phrase "On aurait du
prendre des photos" retentit. C'est sans aucun doute une idée
louable, mais quelques règles sont absolument à respecter.
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Attention : Voir
avertissement en haut de page !
L'intervention
prime. Si vous n'êtes pas photographe attitré,
vous ne sortirez votre appareil
qu'une fois vos missions remplies et avec l'accord de
votre supérieur.
Si vous n'êtes là
que pour les
prises de vues, signalez votre
présence au responsable de
l'opération.
Adaptez votre tenue
(EPI) à la nature de l'intervention que vous souhaitez photographier.
Les plus belles
photos se font au cœur de l'action. Néanmoins,
gardez à l'esprit que vous ne devez à aucun moment devenir une gêne pour les
équipes engagées. |
Les victimes
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Photographier les victimes ou les dégâts
que leurs biens ont
subit ne doit pas vous faire oublier que, pour elles, revoir ces images
quelques jours, semaines ou mêmes années plus tard peut réveiller de
douloureux souvenirs.
Il
convient ainsi d'être extrêmement prudent quant à la
diffusion (voir la publication) de vos images. Imaginez la
personne victime d'un accident de la circulation qui a sa
tête sur tous les calendrier de SP de sa commune.
Il
convient donc de s'assurer que l'on a l'accord de ces
personnes où alors, au minimum, de procéder au masquage des
visages.
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